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Synopsis :
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Dramatique primée, basée sur les auteurs connus : Guy de
Maupassant, Virginia Woolf et Issak Babel.
AU BORD DE L’ABÎME est une dramatique qui explore une
nouvelle forme de télévision: le drame de l’intérieur. C’est
une émission qui ouvre une sente vers les parties les plus
intimes de l’être pour créer un drame passionnant. Ce sont des
récits d’hommes et de femmes affrontant des situations extrêmes
et qui, dans leur tentative de prise de conscience, naviguent
entre le réel et l’irréel et penchent au bord du précipice.
Les épisodes présentent des nouvelles de romanciers
célèbres comme Guy de Maupassant, Virginia Woolf et
Issak Babel dans des adaptations inédites qui font revivre
l’art du conteur solitaire: le narrateur, qui sait s’exprimer
avec humour dans le plus grand dépouillement.
La production exploite sans réserve le langage du cinéma:
extérieurs savamment choisis, chorégraphie des caméras et
suprême connivence entre le producteur, le réalisateur et
l’acteur. Quatre-vingt-dix minutes de télévision mémorable qui
peuvent êtres présentés d’un seul tenant ou en trois épisodes
autonomes de 30 minutes.
Une production unique et audacieuse, fruit de l’union de
comédiens de talent et de cinéastes d’une grande originalité.
Les épisodes ont été réalisés par Cynthia Scott (Company of
Strangers), gagnante d’un oscar; Johanne Prégent (Les
Orphelins de Duplessis) et Micheline Lanctôt (La Vie d’un
Héros).
AU BORD DE L’ABÎME est une oeuvre qui restera gravée dans la
mémoire des téléspectateurs longtemps après qu’ils auront éteint
leur poste de télévision.
Episode 1:
Le signe sur le Mur (The Mark on the Wall), d’après l’œuvre
littéraire de Virginia Woolf.
Réalisatrice: Johanne Prégent
Distribution: Domini Blythe
Voyage en neurasthénie. La FEMME, pleine d’esprit, tente
désespérément de conserver son équilibre et s’accroche à des
notions banales comme à des morceaux d’épave qui pourraient
l’empêcher de se noyer. Malgré tous ses efforts,
l’obsession de sa mort et la volupté de sa mort imaginée ne
cessent pas de l’accabler. L’ironie de l’histoire, c’est
que sa mort imaginée paraît être le triomphe de la vie
sur la banalité de son existence quotidienne.
Episode 2:
L’élégie de l’amant (A Lover’s Lament), d’après l’œuvre
littéraire «La Morte» de Guy de Maupassant.
Réalisatrice: Cynthia Scott
Distribution: Brent Carver, Pascale Bussières
Un homme dans
la fleur de l’âge pleure la mort de sa maîtresse. Il la
pleure au point que son chagrin devient gratuit. Son
chagrin acquiert une existence autonome qui lui fait presque
oublier sa maîtresse. Lorsque la claustrophobie de sa
douleur lui devient insupportable, il va au cimetière où
elle est inhumée et voit une figure sombre, une sorte
d’« ange de vérité », récrire l’épitaphe sur sa pierre
tombale et remplacer les mensonges par des vérités. Il
découvre que sa maîtresse le trompait. Elle n’était pas la
femme qu’il pensait. L’amant a soudain le vague
pressentiment qu’il ne l’a jamais aimée. Ne la connaissant
pas, comment pouvait-il l’aimer? En même temps, il est
envahi par le même genre de toux et de fièvre qui a tué sa
maîtresse et nous savons qu’il va mourir.
Episode 3:
Les péchés de Jésus (The Sin of Jesus) d’après l’œuvre
littéraire de Issak Babel.
Réalisatrice:
Micheline Lanctôt
Distribution: Marie-Chantal Perron
ARINA,
jeune polonaise souillon et enceinte à ne s’y pas méprendre,
est femme de chambre dans une auberge de campagne. Son
amant est conscrit et elle, regardant les choses en face,
sait qu’elle s’abandonnera à tous les voyageurs qui en ont
envie. Ça ne lui plaît pas, mais, son cynisme aidant, elle
accepte son sort. Ainsi va la vie. Elle a cependant une
faiblesse: Jésus. Débordante de cet amour inconditionnel
que nous recherchons tous, elle lui parle devant une statue
salace comme s’il était sa mère. À son grand étonnement (et
au nôtre), Jésus trouve une solution à son malheur: il lui
offre, pour compagnie et réconfort en l’absence de son
amant, un bel ange du nom d’Alfred. Mais l’ange a un
penchant pour les plaisirs terrestres et Arina est emportée
par le désir qu’elle éprouve pour lui. L’affaire se termine
mal. Arina tue Alfred par inadvertance dans son sommeil.
Et Jésus est courroucé. C’en est fait de l’amour
inconditionnel… Arina se donne à tout venant comme elle
savait qu’elle le ferait et elle n’en est que plus sage.
Jésus lui demande pardon et elle le réduit en miettes avec
une hache.
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Prix :
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32nd Annual Remi Awards, Houston Worldfest (Houston, U.S.A,
1998) :
• Prix Silver Remi – épisode: Le signe sur le Mur (The Mark on the Wall)
• Prix Bronze Remi – épisode: L’élégie de l’amant (A Lover’s Lament)
• Finaliste Prix Remi – épisode: Les péchés de Jésus (The Sin of Jesus) |